
Les pêcheurs de Guet Ndar ont fait face à la presse, ce mardi, pour exprimer leurs vives inquiétudes face aux tracasseries dont ils disent être victimes en Mauritanie. Une situation qu’ils jugent inacceptable, au regard des relations de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays.
Avec des violences, des expulsions et des difficultés administratives subissent, ces ressortissants sénégalais dénoncent leurs conditions de vie dans leur pays d’accueil.
Selon Baye Boli Fall, représentant des pêcheurs sénégalais en Mauritanie, la délivrance des documents administratifs exigés peut prendre plusieurs mois. « Entre-temps, si l’on est interpellé, nos papiers peuvent même être déchirés », a-t-il déploré.
Cette situation a un impact direct sur leurs activités économiques et leur quotidien. Toujours selon lui, de nombreuses femmes sénégalaises ont été contraintes de rentrer au pays, alors qu’elles exerçaient une activité en Mauritanie. « Aller au marché, à la plage ou même à la mosquée devient un risque. On t’arrête et on te renvoie vers le Sénégal », a-t-il regretté.
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